Imaginer, concevoir, tester, ajuster… et réussir à faire fonctionner une machine à réaction en chaîne en quelques heures ! C’est le défi proposé aux étudiants de 1re année du cycle ingénieur de l’EIGSI avec le Crazy Machine Contest.
Inspiré des célèbres machines de Rube Goldberg, ce challenge invite les étudiants à conjuguer créativité, rigueur technique et coopération pour concevoir une machine spectaculaire et fonctionnelle.
Un véritable défi d’ingénierie

Répartis en 12 équipes de 12 à 13 étudiants, les participants disposent d’une journée pour imaginer et fabriquer leur Crazy Machine : une heure de brainstorming, 7h30 de conception et de fabrication, avant le « run » final.
Le défi ? Provoquer la chute ou la propulsion d’un œuf sans le casser, déclencher un programme informatique puis une action physique sur l’environnement… le tout intégré à une histoire imaginée par l’équipe.
Derrière le côté ludique se cache un exercice complet : mécanique, électronique embarquée et programmation doivent fonctionner ensemble. Les machines doivent notamment intégrer plusieurs fonctionnalités électroniques et un programme exécuté sur microcontrôleur.
Apprendre en faisant… et ensemble
Le Crazy Machine Contest illustre pleinement la pédagogie par la pratique développée à l’EIGSI. Face à un objectif concret et à des contraintes de temps, les étudiants imaginent des solutions, les testent, analysent les problèmes rencontrés et ajustent leur conception.
Une expérience qui permet de mobiliser des compétences techniques tout en développant des savoir-faire essentiels à l’ingénieur : travail en équipe, organisation, créativité, prise de décision et résolution de problèmes.
Chaque groupe répartit d’ailleurs les responsabilités entre plusieurs étudiants : coordination de l’équipe, suivi technique et sécurité, gestion du matériel… Une véritable organisation de projet à petite échelle.
« Le Crazy Machine Contest place les étudiants dans une situation très concrète : ils ont un objectif, des contraintes et des choix à faire collectivement. Notre rôle est de les accompagner sans faire à leur place, pour les amener à tester, analyser et trouver leurs propres solutions. C’est aussi comme cela qu’ils développent progressivement leur savoir-faire et leur posture d’ingénieur. »
Nicolas ROCHE, coordinateur EIGSI du projet
Accompagnés pour devenir autonomes
Tout au long du challenge, des enseignants référents sont présents pour guider les équipes. L’accompagnement est volontairement limité afin de favoriser

l’autonomie : les étudiants peuvent solliciter leur enseignant une fois par heure pendant cinq minutes maximum.
Jusqu’au run final, les essais se succèdent : on teste, on ajuste, parfois on recommence… avant de voir enfin la machine fonctionner dans son ensemble.
« Ce qui est motivant, c’est de voir notre idée prendre forme au fil de la journée. On teste beaucoup de choses, tout ne fonctionne pas forcément comme prévu, mais on cherche ensemble des solutions. Quand plusieurs heures de travail aboutissent enfin à un enchaînement complet, c’est vraiment satisfaisant ! »
Nathan – Étudiant en 1re année du cycle ingénieur
« Le projet nous oblige à nous organiser très vite et à nous répartir les rôles en fonction des compétences de chacun. On apprend beaucoup techniquement, mais aussi sur la façon de communiquer et de travailler efficacement en équipe. C’est une manière très concrète de vivre notre formation d’ingénieur. »
Emma – Étudiante en 1re année du cycle ingénieur
Une autre façon d’apprendre l’ingénierie
Créativité, expérimentation, technologie et esprit d’équipe : le Crazy Machine Contest reflète une dimension essentielle de la formation d’ingénieur généraliste EIGSI.
Une expérience collective qui permet aux étudiants de mettre leurs connaissances en pratique, de développer leur autonomie et d’apprendre à transformer une idée en une réalisation concrète.
Parce qu’à l’EIGSI, l’ingénierie s’apprend aussi en faisant.
